Coups de poignards dans le dos des personnels

Après nous avoir éloignés de nos lieux de travail et d’échanges,
ce gouvernement veut sacrifier la recherche et l’avenir de la jeunesse

Et il voudrait interdire toute contestation !

La dernière mouture de la loi de programmation de la recherche (LPR) a été adoptée le 9 novembre par la commission mixte paritaire (CMP) de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Sous la pression, le gouvernement a renoncé à museler, limiter, les libertés académiques ; nous nous en félicitons.


Soutien à la grève de l’Education Nationale du 10 novembre

Dans l’éducation nationale comme dans l’enseignement supérieur et la recherche le manque de moyens devient insupportable dans la situation de crise sanitaire que nous vivons.

Dans l’Education nationale les organisations syndicales appellent dans l’unité à la grève le 10 novembre pour le recrutement des personnels nécessaires.


Le Sénat a voté des amendements qui aggravent encore le projet de LPR.
Le projet de LPR doit être abandonné!

L’examen parlementaire de la LPR se poursuit et l’opposition ne faiblit pas. Sur tous les éléments importants qui fondent notre opposition à cette réforme, il est de notre devoir de continuer à faire vivre le mouvement de contestation. Notre colère s’est accrue avec l’adoption par le Sénat de plusieurs amendements. Non seulement le Sénat a validé la mise en place des dispositifs que sont les chaires juniors et les contrats de projets qui remettent en cause nos statuts et renforcent la précarité, mais les amendements nouveaux vont encore plus loin dans les attaques contre nos statuts et le démantèlement de l’enseignement supérieur et de la recherche publique.

L'amendement 234 modifie notamment l’article L 952-2 du Code de l’éducation pour assujettir les libertés universitaires au “respect des valeurs de la République” ce qui est une atteinte pure et simple à notre liberté d’expression, liberté indispensable à l’exercice de nos missions.


Le gouvernement a décidé que les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche assureraient les cours en ligne à l’exception de certains enseignements pratiques (voir circulaire MESRI du 30 octobre 2020).

Dans la situation actuelle, les organisations signataires sont très inquiètes pour les étudiant·es et les conditions de travail des personnels. Le décrochage de nombreux étudiant·es, constaté au printemps, risque de se reproduire.

Elles ne comprennent pas la différence de traitement avec les classes préparatoires aux grandes écoles ou celles de BTS, formations du supérieur qui continuent en présentiel.


Réforme des concours et de la formation des enseignants

Texte sur les « parcours adaptés » :
une nouvelle « brique » pour détruire le statut !

Un groupe de travail était consacré ce 5 novembre à l’examen de la réécriture de l’arrêté du 18 juin 2014 « fixant les modalités de formation initiale de certains personnels enseignants et d'éducation de l'enseignement public stagiaires », c’est-à-dire ce qu’on appelle usuellement les « parcours adaptés ».

Pour certains le problème de la réforme en cours tiendrait au manque de précisions, au  flou , au caractère erratique du calendrier d’annonce de la réforme, voire au  manque d’ambition .