BUT : plus que jamais, retrait

En plein confinement, le gouvernement continue de faire passer en force la réforme des IUT.

La réforme des IUT, avec la transformation du DUT en deux ans en un BUT en trois ans, détruirait ce diplôme :


Pas de congés imposés pendant la période de confinement !

Abrogation de l’ordonnance n°2020-430 du 15 avril 2020 !

Interpellées par des syndicats FO ESR, certaines universités, comme celles de Brest (Université de Bretagne Occidentale, UBO) ou de Saint-Étienne (Université Jean Monnet), ont annoncé qu’elles ne reviendraient pas sur les engagements qu’elles avaient pris de ne pas imposer de congés pendant la période de confinement, ceci même après la publication de l’ordonnance 2020-430 du 15 avril, qui a prévu que les personnels BIATSS devaient se voir décompter jusqu’à 10 jours de congés ou RTT pendant cette période. À l’UBO, la présidence estime à juste titre que l’ordonnance est respectée du fait de « l’existence d’un protocole annuel de congés "contraints" (via les périodes de fermeture administrative habituelles de l’établissement) ».


Pourquoi le Ministère punit-il les agent‑e‑s de la Fonction publique ?
Non à la suppression de congés et de RTT par l'état d'urgence sanitaire !

Madame la Ministre,

Votre gouvernement profite de cette période de crise pour revenir sur les droits aux congés par voie d’ordonnance. Est-ce ainsi qu’il prévoit de remercier les fonctionnaires et les contractuel-le-s de l’État pour « leur investissement sans faille" dans la lutte contre la pandémie au COVID-19 ?


La « reprise » dans les universités et la recherche ne peut se faire au détriment de la santé des personnels

Dans un courrier daté du 20 avril, adressé aux présidents et directeurs des établissements de l’ESR, la ministre écrit : « les cours en présentiel pour les étudiants ne reprendront pas d'ici à l'été dans les établissements d'enseignement supérieur. »

Il est vrai que les étudiants peuvent se garder tout seuls, il n’est donc pas besoin de transformer les universités en garderies/clusters de contamination pour répondre aux pressions pour assurer le « redémarrage de l’économie », comme c’est le cas pour les écoles, collèges et lycées.


Contractuels ou vacataires, tous doivent continuer à être payés !

La crise sanitaire n’est pas que sanitaire, elle est aussi sociale pour les plus précaires. Ainsi, dans trop d’établissements, la situation des contractuels, des vacataires et des moniteurs n’est pas acceptable, et contrairement à ce qu’affirment le président de la république et la ministre de l’ESRI, les plus faibles sont loin d’être tous protégés !

FO ESR a porté cette question lors d’une réunion avec la ministre ainsi qu’en audience avec la DGRH du ministère. Des intentions de les traiter « avec la plus grande bienveillance » sont annoncées mais à ce jour le ministère dit attendre l’arbitrage du premier ministre pour financer le prolongement des contrats qui sont arrivés à échéance pendant le confinement. FO ESR demande au gouvernement le déblocage urgent des moyens financiers nécessaires.