Crise sanitaire : Plutôt que de fournir les moyens humains et matériels le gouvernement préfère restreindre les capacités d’accueil des universités

Le 5 octobre, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Mme Vidal, demande à tous les établissement d’enseignement supérieur de limiter à 50 % la capacité d’accueil des lieux d’enseignement, des bibliothèques, des lieux de restauration situés en zones d’alerte renforcée ou maximale.

La ministre demande également aux établissement de garantir la continuité pédagogique. Les personnels comme les étudiants savent que ce ne sont que des mots, ils savent que malgré les efforts de chacun la qualité de l’enseignement ne peut pas être la même qu’en présentiel.


Après le passage à l’assemblée nationale, c’est au sénat de se prononcer sur
le projet de loi de programmation de la recherche (LPR)

La LPR tourne le dos aux revendications
des personnels et des étudiant·es, elle doit être abandonnée !

La crise sanitaire exige des moyens immédiats dans l’enseignement supérieur et la recherche

La crise sanitaire et la rentrée historique que nous vivons mettent encore davantage en lumière le sous-financement chronique de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). L’urgence est à l’amélioration des conditions de travail des personnels et d’études des étudiant·es, au soutien de la recherche et des formations et non à faire passer une loi destructrice pour le service public de l’ESR.


ESR : de la « distanciation » au « distanciel » et à la dislocation !

La circulaire du ministère en date du 7 septembre laisse aux directions d’établissements toute liberté pour mettre en œuvre, non pas tant des dispositions sanitaires que les mesures qu’elles jugent nécessaires au nom du contexte sanitaire.

Des « protocoles » inapplicables


Intervention de Gilles Bourhis pour FO ESR au rassemblement LPR du 21 septembre

Aujourd'hui s'ouvre l'examen à l'assemblée nationale du projet de loi de programmation de la recherche. Nous sommes rassemblés à l'appel de nombreuses organisations de personnels et d'étudiants pour dire que nous n'en voulons pas, que nous demandons l'abandon de ce projet de LPR.

A toutes les étapes du processus d'élaboration de la loi, FO ESR n'a cessé de condamner les objectifs de ce projet. Quasiment tous les articles de cette loi menacent l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette loi poursuit les objectifs des réformes précédentes, notamment en instaurant définitivement l'ANR comme le centre du financement de la recherche en France. Cette loi poursuit les objectifs de destruction des statuts des personnels en généralisant la contractualisation, c'est à dire la précarité, notamment avec l'article 3 sur les chaires juniors et l'article 6 sur les contrats de projets.


CNESER du 15 septembre 2020

Déclaration préalable

Pour FO ESR cette rentrée est celle de tous les dangers, non seulement pour les personnels et les étudiants mais pour l’université elle-même. En effet non seulement le ministère maintient ses projets de régression mais la rentrée qu’il promeut accentue la dégradation du service public d’enseignement supérieur et de recherche.

La LPR maintenue, le projet doit être retiré !