Défense des diplômes nationaux, défense des revendications

Le gouvernement poursuit sans relâche sa politique d’attaque contre tous les droits et acquis, en particulier ceux des salariés, actifs, chômeurs ou retraités, ainsi que ceux des jeunes.

Pour ne prendre que les mesures qui concernent directement l’enseignement supérieur et la recherche, le fameux « plan Étudiants » constitue une attaque majeure contre le plus important des diplômes nationaux, le baccalauréat, mais également contre le premier cycle universitaire et la licence. Avec cette réforme qui institue les "capacités d’accueil" comme la normalité, le baccalauréat ne donnerait plus accès de droit à toutes les premières années de licences, pourtant censées être « non sélectives ». C’est donc une remise en cause du baccalauréat comme premier grade universitaire. Pour FO, l’urgence est de rétablir les heures d’enseignement disciplinaire supprimées au collège et au lycée. La possibilité d’accepter un bachelier sous condition de suivi d’un parcours personnalisé, a la même conséquence ; de plus ces parcours remettent en cause la cohérence disciplinaire et donc la qualité du diplôme de licence, gage de sa reconnaissance.

Notre fédération, la FNEC FP-FO, et d’autres fédérations de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’Education nationale, ainsi qu’une organisation d’étudiants et une de lycéens, se sont prononcées contre cette réforme. Comme l’indique l’appel inter-fédéral du 6 décembre, il est nécessaire de construire la mobilisation, ce qui passe en particulier par des prises de position dans les établissements, des assemblées générales, des motions de CT, etc.

Cette mobilisation se combine souvent dans les établissements avec les combats contre les restructurations, entre autres contre le projet Paris-Saclay qui divise les universités entre les formations sélectives et celles qui ne le sont pas. Un article du projet de loi dit de « droit à l’erreur » autorise le gouvernement à prendre des ordonnances pour « faciliter le regroupement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche par l’expérimentation de nouveaux modes d’organisation ». Avec cette expérimentation sur 10 ans de nouvelles formes de regroupements / fusions, la règle, c’est qu’il n’y a plus de règle !

Le budget 2018 du MESRI, quant à lui, poursuit la politique d’austérité, la plupart des établissements vont aggraver les mesures d’économies comme les gels de postes de plus en plus massifs, tout en consacrant la politique de mise en concurrence et de pression par les financements de plus en plus sur appels à projets.

Nous combattons toutes ces attaques, ainsi que celles contre nos statuts. Tout en demandant son abrogation, nous nous battons pour que le RIFSEEP soit vidé de son contenu là où il est en application, et pour qu’il ne soit pas appliqué aux personnels de bibliothèques. Nous informons sur toutes les conséquences des décrets PPCR, avec des mesures diverses suivant les catégories, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATSS et IT des EPST.

Nous défendons les acquis des personnels ouvriers des CROUS menacés par la fonctionnarisation et demandons une revalorisation immédiate de leur grille qui a décroché de celle des fonctionnaires. La commission BIATSS du SNPREES-FO a élaboré une stratégie pour défendre l’égalité de traitement dans les CPE et CAP des BIATSS, voir page 10.

Mener ces batailles, c’est jouer notre rôle de syndicat, point d’appui pour les personnels. Pour rester pleinement un point d’appui, la FNEC FP-FO doit conserver la reconnaissance officielle d’être un syndicat représentatif dans le MESRI lors des élections professionnelles du 6 décembre 2018, ce qui nous permet d’être reconnu comme syndicat représentatif, y compris dans les établissements où nous n’avons pas de siège au CT d’Etablissement.

Les élections se préparent maintenant, le dépôt des listes étant au mois d’octobre 2018, elles doivent être bouclées dès fin juin 2018. Les informations et le matériel sur ces élections se trouvent dans la rubrique Elections de l’Espace Adhérents du site snpreesfo.fr

Nous mènerons cette campagne avec SupAutonome-FO, et nous la mènerons partout avec un même intitulé de liste : FO ESR. Une conférence nationale réunissant la CA nationale du SNPREES-FO et le Conseil National de SupAutonome-FO se réunira le 6 février 2018. Elle fera le point de l’état d’avancement de nos listes, décidera de l’adoption de l’intitulé et du logo unique pour les élections professionnelles et fixera les prochaines étapes vers la fusion de nos deux organisations au début de 2019.

Gilles Bourhis, secrétaire général.