• L’évaluation à « vague » (tous les 5 ans depuis 2012) et « mi-vague » (tous les deux ans et demi) des chercheurs : elle se fait sur la base du rapport d’activité à 2 ou 4 ans. Par ailleurs, le formulaire CRAC doit être mis en ligne chaque année (Rappel : seule la section a vocation à évaluer le chercheur: FO s’oppose à toute évaluation hiérarchique par le Directeur de laboratoire au niveau du compte-rendu d’activité CRAC, communiqué 2013 du syndicat).
  • La section peut attribuer 4 avis : l’avis favorable, l’avis différé (d’une session à une autre la même année), l’avis réservé et l’avis d’alerte. Deux avis d’alerte successifs conduisent au « Suivi Post-Evaluation » (SPE). A ce stade, le processus échappe en partie à la commission : le chercheur est pris en main par la DRH, en collaboration avec la section.
  • Le stade suivant peut aboutir à une affectation et une thématique imposées, au vote d’une insuffisance professionnelle par la commission (qui peut n’être qu’une simple gradation supplémentaire sur les mêmes bases que l’avis d’alerte, sans volonté de résoudre une situation). Le chercheur passe automatiquement devant la Commission Administrative Paritaire qui régularise l’insuffisance professionnelle et examine son licenciement, manière expéditive de réduire les coûts. Les sections sont désormais conscientes du caractère très grave d’un tel vote et essaient généralement de résoudre les problèmes sans arriver à cette extrémité, à l’exception de certains cas précis.
  • Entre de mauvaises mains, l’avis d’alerte et le suivi SPE sont vidés de toute substance scientifique. Dans ce cadre, il crucial que le rapporteur du dossier d’activité entre en contact avec le chercheur dont il a la charge.
  • Le rôle du Président est essentiel dans ce processus. De manière générale, celui-ci travaille conjointement avec la Direction et concentre les dossiers « délicats » entre ses mains. Il est de la responsabilité des élus de veiller à ce que ces évaluations n’échappent pas à l’ensemble de la commission par ce biais très classique.
  • De tels avis peuvent résulter d’un simple conflit du chercheur avec son directeur de laboratoire, mal géré par le département scientifique et la section. Il est important de prendre conseil auprès de son syndicat pour éviter des situations irréversibles, telles que "mise au placard", "rétrogradation", refus du DU d’accepter le doctorant retenu par le chercheur, pressions budgétaires. Le SNPREES-FO a même été sollicité pour défendre un DR dont la prime de recherche avait été supprimée sur demande du directeur d’unité ! Ainsi qu’un chercheur dont les traitements et les primes ont été suspendues à la suite d’un déclassement imposé.
  • Il ne s’agit pas de scénario catastrophe, mais de situations réellement vécues par certains chercheurs (communiqués 2013 du syndicat). L’expérience passée montre l’importance du Comité National comme unique évaluateur, dans le cadre de la défense du statut de chercheur à temps plein tout au long de la carrière. Elle souligne également la nécessité de responsabiliser les élus pour que cet outil ne soit pas perverti.