Notre Histoire et nos principes

La Confédération Générale du Travail Force Ouvrière a été fondée en 1948 à la suite d’une scission de la C.G.T. Les fondateurs de FO refusaient la mainmise d’un parti politique, le Parti Communiste en l’occurrence, sur l’organisation syndicale. Continuateurs de la vieille C.G.T., ils ont voulu reconstruire une organisation indépendante des partis politiques, des gouvernements, du patronat. Le syndicat est là pour améliorer la situation matérielle et morale des salariés, et non pour aider les dirigeants à satisfaire les actionnaires (dans le privé) ou à atteindre des objectifs politiques (dans le public). C’est sans doute moins valorisant pour le militant syndical, mais, on va le voir, plus efficace pour le salarié. Cela ne veut d’ailleurs pas dire que les syndiqués, individuellement, et à leur place, se désintéressent de la vie de l’entreprise, de l’institution, du service public, ou de l’intérêt général. Mais, sur ces questions, ils restent parfaitement libres de prendre les positions qui leur conviennent, comme travailleurs et comme citoyens. Le syndicat, n’étant pas un parti, ne leur donne aucune consigne, respectant pleinement leur indépendance.

Pour défendre leurs intérêts, les salariés, faibles individuellement face à l’employeur, doivent s’organiser et se rassembler dans le syndicat. Si le syndicat reste concentré sur la défense des intérêts matériels et moraux des adhérents en tant que salariés, il peut les rassembler au-delà de leurs différences en tant que citoyens ou individus. C’est pourquoi les syndicats FO s’interdisent toute discussion politique partisane et n’appellent jamais à voter pour tel ou tel candidat ou à soutenir tel ou tel parti. Le syndicat se bat toujours pour que les augmentations individuelles soient le moins possible utilisées pour faire jouer la concurrence entre les salariés. Pour cela, il revendique :

  1. un grand nombre de promotions,
  2. des règles fixes et nationales (barème), pour leur attribution,
  3. la prise en compte de l’ancienneté, qui est ce que les salariés ont de plus en commun.

La division syndicale correspond à la réalité d’une grande politisation du mouvement syndical français, avec différentes chapelles qui mettent en avant tel ou tel projet de société, d’inspiration politique ou religieuse. L’idée d’un seul syndicat pour tous (comme dans d’autres pays) est impraticable si ces références ne sont pas abandonnées, non seulement en paroles, mais dans les faits. L’ambition de la C.G.T.-FO est de devenir un jour le modèle d’un rassemblement syndical libre et indépendant, dans lequel les salariés pourraient tous se retrouver, quelles que soient leurs opinions.

Notre mode de fonctionnement

Le Syndicat National des Personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche FO (SNPREES-FO) est présent dans les Universités, les Grands Établissements, au CNRS, à l’IRD (ex.ORSTOM), à l'INSERM, etc., par ses syndicats départementaux et leurs sections de base. Ces syndicats sont le lieu essentiel de décision syndicale. Les syndicats départementaux adhèrent à l’Union Départementale FO de leur département, et aux sections départementales de la Fédération Nationale de l’Éducation, de la Culture et de la Formation Professionnelle FO (FNEC-FP-FO). Le Syndicat National adhère à la FNEC-FP-FO et à la Fédération Générale des Fonctionnaires FO.

En adhérant à un syndicat départemental, ou en adhérant directement au syndicat national (pour les isolés), on adhère à la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière (C.G.T. - FO), qui rassemble toutes les fédérations professionnelles et toutes les unions départementales.
L’orientation du Syndicat National est définie par le Congrès des délégués des syndicats départementaux. Le Syndicat National est administré par une Commission Administrative Nationale, élue par le Congrès tous les trois ans. Celle-ci élit en son sein un Bureau National, comprenant un Secrétaire Général, un Trésorier National, et des Secrétaires Nationaux chargés de fonctions particulières.

Que peut FO pour vous ?

Sur le plan général, FO a toujours participé à toutes les grandes négociations sociales qui sont à l’origine des progrès importants, il les a souvent provoquées : congés payés, assurance chômage, assurance maladie, retraites complémentaires, formation professionnelle, etc.

FO défend le statut de fonctionnaire, le code des pensions, les acquis de toutes les professions. Sur la question des salaires, FO se prononce toujours pour l’amélioration du niveau de vie et refuse les reculs sociaux

Certains reprochent parfois à FO son intransigeance : pourtant, il n’y a pas à transiger, ni avec le patronat ni avec le gouvernement, sur l’amélioration du niveau de vie de ceux qui travaillent. En revanche, en démocratie, on peut et on doit rechercher le compromis, sans pour autant tomber dans la compromission. C’est le but de la libre négociation que FO préconise. C’est tout le contraire des grandes consultations et concertations et autres tables rondes où le syndicat n’a plus qu’à entériner des décisions déjà prises et à décider à quelle sauce les salariés seront mangés.

Profondément laïque, FO défend l’indépendance et la neutralité des fonctionnaires, ce qui inclut la liberté pédagogique des enseignants et la liberté de recherche et de publication pour les chercheurs et les enseignants-chercheurs, qui sont essentielles au progrès de la science et à la liberté de conscience.

FO défend l’égalité des droits de tous les collègues, syndiqués ou non, dans les Commissions Administratives Paritaires, au Conseil National des Universités, au Comité National de la Recherche Scientifique, contre tous les passe-droits et contre tous les lobbies. Il met en avant la qualité scientifique pour les recrutements, la qualification professionnelle et l’ancienneté pour les promotions.

Sur le plan individuel, si vous avez une difficulté, FO intervient pour vous conseiller et vous aider individuellement. Négociation ou conflit, FO met à chaque fois son poids dans la balance. Une seule ligne de conduite : vos droits doivent être reconnus et vos revendications entendues. Les sections de base vous aident au niveau de l’établissement, avec le soutien et le relais du syndicat national, de l’Union Départementale (qui regroupe tous les syndiqués de votre département), de la Fédération. Vous bénéficiez du soutien de l’Association FO des consommateurs pour tous vos problèmes de consommation, vous recevez toutes les informations des différentes organisations FO auxquelles vous appartenez (Fédération Générale des fonctionnaires etc.). FO vous aide pour vos problèmes de fiscalité, les contentieux administratifs, suivi de carrière, etc.

Que pouvez-vous faire pour les autres ?

En échange, le syndicat vous demande votre soutien, matériel et moral, pour que d’autres puissent bénéficier de cette force collective. C’est cela, la solidarité. Vous pouvez être adhérent, payer régulièrement vos cotisations (les douze timbres) qui servent à faire vivre toute cette vaste organisation qui est la vôtre, participer aux réunions qui décident de l’action du syndicat, localement et, par délégation, nationalement. C’est déjà très important. Vous pouvez devenir militant, c’est-à-dire vous engager pour les autres plus activement, de façon bénévole. Le syndicat met alors à votre disposition les moyens et la formation nécessaires.