Parcoursup : FO ESR apporte son soutien à tous les collègues

Hors les universités qui ont refusé de mettre en place capacités d’accueil et examens des dossiers, dans beaucoup d’universités se mettent en place des commissions ou groupes pour examiner les dossiers des lycéens non encore bacheliers, candidats à l’accès en 1ère année d’université et enregistrés dans l’application « Parcoursup », souvent après un premier tri informatique fondé sur des « algorithmes » inventés par chaque université.


Étendre la mobilisation pour bloquer les réformes

Le 22 mars, la grève a été très suivie dans toute la Fonction publique. Les 3 et 4 avril, les cheminot•e•s se sont massivement mis•e•s en grève. Au même moment, les jeunes sont descendu•e•s massivement dans la rue et le nombre d’universités et d’établissements mobilisés pour le retrait de la loi VIDAL-ORE, contre la plateforme ParcourSup et la réforme du bac et du lycée n’a cessé de croître. A ce jour des Assemblées générales sont régulièrement organisées dans plus de 26 sites universitaires et plusieurs d’entre eux sont bloqués ou occupés. Les lycéen•ne•s depuis des semaines organisent régulièrementdes blocages de leurs établissements. Mais le gouvernement reste sourd face à nos revendications. Il nous faut donc encore amplifier les actions.


Suivi de carrière :
résister, toujours

De nombreux collègues enseignants-chercheurs ont reçu de leur université des messages concernant leur « suivi de carrière » , qui est cette année généralisé à toutes les universités, indépendamment des « vagues » d’établissements1. L’application en ligne dédiée est ouverte depuis le 27 mars et ferme le 26 avril.


Un nouveau cavalier législatif et une nouvelle expérimentation pour un détricotage aggravé des statuts des universités et des universitaires.

L’article 28 du projet de loi « Pour un Etat au service d'une société de confiance » (sic !), adopté par l’Assemblée Nationale le 30 janvier 2018 et par le Sénat le 20 mars dernier, dans le cadre d’une procédure accélérée, contient une disposition très grave pour l'université. Ce projet prévoit que « le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance les mesures relevant du domaine de la loi destinée à expérimenter de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement ou de fusion d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche qui ont accepté le rapprochement, le regroupement ou la fusion ». L’expérimentation en question est prévue pour une durée maximale de dix ans, et permettrait de déroger au Code de l’éducation concernant les modes d’organisation et de fonctionnement des établissements et de leur regroupement.


Comité Technique Commun des CROUS du 28 mars 2018

Le CTC du 28 mars avait à se prononcer sur trois projets de circulaires prises en application du protocole d’accord du 4 mai 2017 sur la fonctionnarisation. Ces circulaires avaient été négociées par les seuls syndicats signataires du protocole, CGT, CFDT, FSU, tant au CNOUS qu'au ministère. Ces mêmes syndicats se sont battus pour que les syndicats non signataires, dont FO, ne participent pas à ces négociations.