Le SNPREES-FO et SupAutonome FO se félicitent de la relaxe de notre collègue Bernard Mezzadri
Cette relaxe ne doit pas faire oublier les inadmissibles atteintes des présidents de l’Université d’Avignon aux franchises universitaires

Dans un communiqué en date du 11 janvier, nous avions dénoncé la méprise qui avait conduit à l’inculpation de notre collègue Bernard Mezzadri, maître de conférences à l’Université d’Avignon, ainsi que l’inconsistance du chef d’inculpation. Nous avions aussi dénoncé les atteintes à la liberté d’expression, à la liberté critique des universitaires, à l’indépendance des universitaires et aux franchises universitaires dont était porteuse la transmission au procureur de l’e-mail incriminé par le président d’Université d’alors.


Sélection en Master : nous attendons le décret !

Le conseil d'Etat a rendu le 10 février un avis constatant qu'à défaut de la publication du décret prévu à l'article L. 612-6 du Code de l'Education, et qui doit préciser la liste des formations pour lesquelles l'admission en master peut être subordonnée à la capacité d'accueil des établissements, au succès à un concours ou à l'examen du dossier du candidat, la sélection à l'entrée d'un master 2 n'est pas réglementaire : « l'admission à une formation de deuxième cycle au terme de laquelle est délivré le grade de master, en première comme en deuxième année, ne peut dépendre des capacités d'accueil d'un établissement ou être subordonnée au succès à un concours ou à l'examen du dossier des candidats que si cette formation figure sur la liste qu'elles mentionnent ».


Le président du CNRS a-t-il vocation à faire pression sur le vote des personnels CNRS et à s’ingérer, au nom de son établissement, dans des élections universitaires ?

Le SNPREES-FO et Supautonome-FO ont pris connaissance d’un message électronique du président du CNRS, M. Alain FUCHS, adressé au président actuel de l’Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), M. CHAMBAZ, actuellement tête de liste pour les élections aux conseils centraux de cette Université et candidat à la réélection.

Dans ce message, le président du CNRS écrit : « Le CNRS soutient la liste « Réunis » que vous portez pour les élections prochaines et forme des vœux pour votre ré-élection à la Présidence de l’Université Pierre et Marie Curie dans les conditions les meilleures pour vous et l’ensemble de vos colistiers dans les trois conseils. »


« Suivi de carrière » des enseignants-chercheurs :
abandon, tout de suite !

Le décret n° 2014-997 du 2 septembre 2014 a remplacé l’évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs, introduite par le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009, par un « suivi de carrière » quinquennal dont les objectifs n’ont jamais été clairement définis par le Ministère. La très forte opposition des enseignants-chercheurs à l’introduction d’une telle évaluation, même rebaptisée en « suivi » de carrière, avait été manifestée lors du mouvement de 2009.

En effet :


Rassemblement devant le MESR le 26 janvier
NON à l’application du RIFSEEP : la pétition nationale totalise plus de 8000 signatures

Les syndicats à l’initiative de la pétition contre le RIFSEEP (FO, CGT, FSU, SNPTES, SUD, CFTC-INRA) avaient demandé à être reçu par le Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, M. Thierry Mandon, le matin de la journée du 26 pour porter l’exigence des signataires de la pétition que le RIFSEEP ne soit pas appliqué.

Déjà le 13 janvier un rassemblement à l’appel de FERC Sup CGT, CGT INRA, SNPREES-FO et SupAutonome-FO avait eu lieu devant l’annexe du ministère ou siège la DGRH, pour exiger l’abandon du RIFSEEP, le jour où se tenait un groupe de travail sur le sujet (http://snpreesfo.fr/snprees/documents/cr-rifseep-2016-01-13.pdf).