Le scandale PPCR : des centaines d’agents du CROUS bloqués au SMIC !!

Selon le gouvernement, la réforme « Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations » (PPCR) de 2017 avait pour objectif de « revaloriser les grilles salariales » dans l’ensemble de la Fonction Publique. De même le processus de fonctionnarisation des Personnels Ouvriers des CROUS était présenté comme une chance et un progrès pour les agents.

Dans les CROUS, les grilles des fonctionnaires (depuis 2017) puis celles des contractuels (en trois étapes : 2019, 2020 puis 2021) ont fait l’objet de ces « revalorisations ».
[Pour rappel, le « toilettage » des grilles PO n’avait fait l’objet d’aucune négociation entre le CNOUS et les organisations syndicales (OS) : seule une présentation lors d’un CTC (2019) avait permis le passage au vote des OS.
A l’époque, FO ESR avait voté CONTRE ce dispositif que nous jugions pas du tout à la hauteur.]


La ministre Mme Vidal doit retirer ses propos sur l’islamo-gauchisme à l’université et renoncer officiellement à sa demande d’enquête

Après le ministre M. Blanquer, qui avait déclaré en octobre 2020 que l’islamo-gauchisme « fait des ravages à l’université », la ministre de l’ESRI, Mme Vidal, a déclaré le 14 février sur CNews qu’il y a « des gens qui peuvent utiliser leurs titres et l’aura qu’ils ont pour porter des idées radicales ou des idées militantes. », puis répondant à la question « quelles idées ? », elle répond : « De l’islamo-gauchisme ».

Et elle ne s’arrête pas là. Présentant le problème comme grave, « l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble », elle annonce dans cette même émission la commande au CNRS d’une enquête « sur l’ensemble des courants de recherche sur ces sujets dans l’université de manière à ce qu’on puisse distinguer de ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève justement du militantisme et de l’opinion. »


Déclaration préalable FO au CNESER du 2 février 2021

Alors que s’ouvre ce CNESER nous tenons à alerter le ministère sur l’urgence absolue à autoriser la réouverture des universités, dans des conditions sanitaires sécurisées.

Le discours de Macron à Orsay et la circulaire ministérielle du 22 janvier annonçant l’accueil « des étudiants en présentiel dans la limite de 20% de leur capacité d’accueil globale » organise en réalité la non reprise des cours, et ceci de manière durable, c’est-à-dire vide les universités de leur mission principale.


Non à l’interdiction de faire cours,
non à l’interdiction d’avoir des cours !
Retrait des circulaires !

→  À l’Université de Bretagne Occidentale, les cours reprennent : l’AG du 26 janvier (plus de 350 présents) a voté à l’unanimité que « les enseignants qui le souhaitent sont invité.e.s à convier les étudiants et étudiantes à réinvestir leurs lieux d'enseignement pour suivre les cours, dans le respect de la jauge des salles, sans tenir compte des 20% sur l'ensemble de l'université », à la suite de quoi des cours, de toute nature, pour toutes les années, ont lieu !

→  À Lyon, plus de 2000 étudiants ont manifesté le 21 janvier pour demander le retour en présentiel et des aides aux étudiants ; à l’IEP comme à Lyon II, des étudiants occupent leurs amphis, en respectant la distanciation sociale, ils attendent leurs enseignants, certains les ont rejoints, des cours ont lieu !


Contre la certification obligatoire et privée en langue anglaise pour l’obtention des diplômes de l’Enseignement supérieur !

Le Ministère vient de choisir une société privée internationale nommée « PeopleCert » pour faire passer des certifications en langue anglaise (« LanguageCert ») à tous les étudiants de Licence. Les universités françaises sont déjà sous-traitantes de sociétés internationales de certification en langues telles que « Cambridge Assessment » ou « ETS Global ». Mais la loi de finances 2020 et la modification de l’arrêté Licence ont accéléré ce processus.