Motion du Comité national FO ESR du 18 novembre 2020
Soutien aux mobilisations et grèves pour l’abandon de la LPR, pour des recrutements massifs et pour des financements pérennes

La LPR suscite un rejet massif des personnels, alors même qu’elle poursuit son parcours législatif devant les assemblées parlementaires. Elle a de plus été aggravée par : - un amendement qui permet de déroger à la qualification nationale pour les maîtres de conférences et la supprime pour les professeurs, - un amendement qui crée un délit d’intrusion remettant en cause des siècles de tradition universitaire et visant à interdire toute mobilisation collective dans les universités.

De ce rejet témoignent non seulement toutes les prises de position dans diverses instances (CP-CNU, sections du CNU, conférences de doyens…) mais aussi toutes les initiatives apparues ces derniers jours dans de nombreuses universités : « écrans noirs », assemblées générales nombreuses et importantes, avec prises de positions pour l’abandon pur et simple de la LPR (Université Paris-Est Créteil, Université d’Orsay, ex-Université Paris-Diderot, Université de Montpellier, ...), suivies de rassemblements.

À Paris, le rassemblement place de la Sorbonne le 17 novembre (qui avait été appelé seulement quelques jours auparavant) a regroupé malgré les restrictions imposées par le confinement plus de 1200 manifestants, qui sont ensuite partis en cortège devant l’Assemblée nationale, où se discutait la LPR.

L’exaspération grandit, les collègues ne veulent plus de ces lois qui remettent en cause leurs statuts, leurs conditions de travail, les libertés et franchises universitaires. Ils ne veulent pas d’entraves à leurs libertés d’expression, de rassemblement, de mobilisation. Ils demandent l’abandon de la LPR et ils veulent le faire savoir !

Le Comité national de FO ESR apporte son plus entier soutien à toutes ces actions et grèves, il appelle à se rassembler en assemblées générales (y compris en visio), à lister les revendications, à rejoindre les grèves et toutes les actions pour les créations de postes, en défense des statuts et conditions de travail, en défense des franchises et libertés universitaires, pour l’abandon de la LPR.