Les représentants FO ESR quittent la « concertation sociale relative à la réforme de la licence »

En application directe du « plan étudiants » et de la loi ORE est prévue une réforme de la licence qui devrait s’appliquer dès la rentrée 2018.

Après s’être rendus aux groupes de travail des 11, 12, 16 et 17 avril, les représentants FO ESR n’ont pu que constater que les discussions menées confirmaient les craintes issues de discussions très similaires qui avaient précédé la présentation de la loi ORE : mise en cause notamment de la consistance, de la cohérence, de la progressivité, du caractère disciplinaire de la licence. La CPU utilise en outre cet espace d’expression pour faire progresser l’idée d’une remise en cause de la définition des obligations statutaires d’enseignement des enseignants-chercheurs.

Dans ce cadre qu’il a lui-même mis en place, le ministère se défausse de ses responsabilités, laissant les échanges se mener sous l’égide de vice-présidents « formation » d’université et se refusant à fournir tout projet de texte de l’arrêté licence.

En conséquence les représentants FO ESR décident de quitter ce cycle de « concertation » et de groupes de travail.

Plus que jamais, il leur revient en effet de défendre les revendications avec les collègues mobilisés dans les établissements, FO-ESR demande :

  • l’abrogation de la loi ORE, le retrait de Parcoursup ;
  • le maintien de la licence comme grade universitaire, diplôme national et qualifiant, licence fondée et évaluée sur la base de connaissances disciplinaires, enseignées directement sous forme de CM et TD en présentiel d’un volume horaire minimal de 1500h.
Montreuil, le 20 avril 2018