Parcoursup : FO ESR apporte son soutien à tous les collègues

Hors les universités qui ont refusé de mettre en place capacités d’accueil et examens des dossiers, dans beaucoup d’universités se mettent en place des commissions ou groupes pour examiner les dossiers des lycéens non encore bacheliers, candidats à l’accès en 1ère année d’université et enregistrés dans l’application « Parcoursup », souvent après un premier tri informatique fondé sur des « algorithmes » inventés par chaque université.

FO ESR (SNPREES-FO et SupAutonome-FO) souligne que le gouvernement porte l’entière responsabilité des conséquences de la désorganisation que Parcoursup va continuer de créer :

  • multiplication des recours des lycéens face aux critères subjectifs prévalant dans « Parcoursup » ou face à leur affectation autoritaire sous la houlette du rectorat
  • impossibilité d’organiser une rentrée sans connaissance réelle, même approximative, des effectifs, qui fluctueront consécutivement aux résultats du baccalauréat et aux réaffectations qui auront lieu fin août en commission rectorale, pour compléter les filières ou placer des inscrits « en surnombre » ….

Dans ce contexte, les enseignants chercheurs et enseignants sont en droit de considérer qu’il ne leur appartient pas de consacrer leur temps à une activité qui ne relève pas de leurs obligations statutaires.

FO ESR apporte en conséquence son plein soutien aux collègues qui font le choix de refuser de traiter les dossiers des éventuels futurs bacheliers et d’ordonner ces dossiers, quelle que soit la forme de ce refus.

FO ESR demande qu’aucune pression ne soit faite sur les enseignants, ni directement, ni au travers des jurys, départements et UFR, pour tenter de les contraindre à accomplir cette tâche et invite les collègues à prendre position collectivement à ce sujet et à ne pas hésiter à le contacter s’il s’avérait nécessaire de se défendre.

Par ailleurs, pour ceux qui mettront en œuvre le dispositif Parcoursup, FO ESR demande que les tâches entraînées par celui-ci soient rémunérées par des indemnités à la hauteur de ces nouvelles charges.

FO ESR rappelle ses revendications de maintien du baccalauréat comme premier grade universitaire, diplôme national et qualifiant, du rétablissement des exigences disciplinaires au baccalauréat et du respect de la libre notation des collègues du secondaire ; d’abrogation de la loi ORE et des procédures qui lui sont liées, qui dégradent les conditions d’exercice de nos métiers.

Montreuil, le 9 avril 2018