Tous en grève le 22 mars 2018 !

Le gouvernement avait déjà décidé ou annoncé concernant la fonction publique : le rétablissement du jour de carence, l’objectif de 120 000 suppressions de postes sur le quinquennat, le gel du point d’indice, l’augmentation de la CSG, le gel des mesures catégorielles PPCR, la poursuite de l’augmentation de la retenue pour pension, le projet d’attaque contre les retraites, en particulier dans la fonction publique.

Le 1er février le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures : instauration d’un plan de départs volontaires, développement du recours aux contractuels alors que déjà le tiers des agents sont contractuels dans le MESRI, développement de la rémunération au mérite, comme si le RIFSEEP n’allait pas assez loin pour le gouvernement ; autant de mesures qui attaquent le statut de la fonction publique et individualisent les rémunérations et les carrières.

C’est la transposition des ordonnances contre le code du travail, notamment avec l’annonce de la simplification et de la déconcentration du dialogue social. Le gouvernement veut en finir avec les CHSCT, réduire le rôle des CAP. Il veut contourner les syndicats qui ne veulent pas collaborer avec lui !

Dans notre secteur, dans un contexte budgétaire de pénurie extrême, le ministère poursuit, en se servant des différents appels à projets, le pilotage à distance des fusions-restructurations des établissements, sans éviter les situations chaotiques à rebondissement.

Tout cela amène à des bouleversements d’organisation fréquents, déstabilisant, et entrainant invariablement une dégradation des conditions de travail et une remise en cause de la collégialité et des libertés académiques.

Le gouvernement a également pris prétexte des dégradations qu’il a créées pour attaquer le baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire. Plutôt que de rétablir l’exigence de niveau et les heures d’enseignement disciplinaires dans l’enseignement scolaire et donner les moyens d’accueillir les étudiants supplémentaires aux universités, le gouvernement a choisi de mettre en place un système de tri qui place les formations en concurrence.

La loi ORE, ParcoursSup et le plan Etudiants sont rejetés par un large front de fédérations de l’éducation et de l’enseignement supérieur, de syndicats étudiants et de syndicats lycéens, front qui s’oppose également à la réforme du baccalauréat et du lycée et appelle à la mobilisation le 22 mars.

Tous les services publics sont attaqués, dernièrement c’est le statut d’entreprise publique de la SNCF qui est attaqué. Dans ce contexte, les appels de divers secteurs, y compris du privé, se multiplient pour appeler à la grève et aux manifestations du 22 mars.

Pour FO Enseignement Supérieur et Recherche (FO ESR), seul le rapport des forces peut imposer au gouvernement le retrait de ses plans destructeurs contre les statuts, les diplômes nationaux, les salaires, les conditions de travail. FO ESR appelle les personnels à se réunir en assemblées générales, en heures d’information syndicale, pour réaffirmer leurs revendications et décider la grève.

La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève pour le jeudi 22 mars.

Tous en grève et en manifestation le 22 mars !