CTM ESR du 5 octobre 2017
Déclaration liminaire de SupAutonome-FO et du SNPREES-FO

Ce CT ministériel se tient dans une situation de montée des tensions sociales. La responsabilité en incombe au gouvernement qui multiplie les mesures et annonces qui vont à l’encontre des salariés, des agents publics, des jeunes et des retraités.

En matière salariale le passif ne cesse de s’alourdir. Le gouvernement a annoncé le gel du point d’indice pour 2018, se mettant ainsi dans les pas de ses prédécesseurs. Faut-il rappeler que le point d’indice a perdu 16% par rapport au prix depuis 2000 ? Faut-il rappeler que le salaire net ne cesse de diminuer du fait de l’augmentation de la retenue pour pension ?

La hausse de la CSG, présentée fallacieusement aux fonctionnaires par le candidat Macron comme un moyen de hausse de leur pouvoir d’achat s’avère être un leurre : les fonctionnaires n’auront qu’une indemnité de compensation, qui ne sera pas réévalué dans le temps et qui ne concernera pas les nouveaux embauchés ! Par ailleurs cette mesure remet en cause la Sécurité sociale et son financement par les cotisations. A cela s’ajoute encore la stigmatisation des fonctionnaires avec la restauration du jour de carence.

Le projet de budget, avec une augmentation de 700 M€, et que nous n’avons pas encore analysé en détail, ne répond pas à la situation. D’une part l’annulation de 330 M€ en juillet rappelle que les budgets votés ne sont pas entièrement exécutés. D’autre part cette augmentation ne suffira pas, ni pour accueillir correctement tous les étudiants, ni pour sortir du sous-financement les laboratoires de recherche.

Sous la pression des jurys IDEX ou I-SITE, les politiques de sites se poursuivent, souvent dans le chaos, pour restructurer, toujours dans le sens de mutualiser et de dessaisir les universitaires et les chercheurs de la maitrise de leurs projets d’enseignement et de recherche.

Les attaques contre les statut se poursuivent aussi dans notre ministère. Ainsi, l’arrêté RIFSEEP pour les ITRF et les ITA est sorti en plein été pour une application dès le 1er septembre. Avec la CGT, FO a déposé un recours au Conseil d’État pour contester la validité de cet arrêté en l’absence de la réalité d’un avis sur cet arrêté lors du CTMESR du 10 avril.

SupAutonome-FO et le SNPREES-FO se félicitent d’avoir contribué à ce qu’à ce jour, le suivi de carrière des enseignants-chercheurs soit inopérant dans les faits. Ils continuent d’en revendiquer l’abandon complet.

Tous nos statuts sont attaqués, les PRAG et PRCE vont se voir imposer à partir de cette année des entretiens d’évaluation dans le cadre de trois rendez-vous de carrière.

Les ordonnances sur le Code du travail constituent une régression sociale dont de nombreuses dispositions risquent de se voir transposer dans la fonction publique. Déjà, le projet d’arrêté sur le télétravail qui est soumis pour avis aujourd’hui n’est ni plus ni moins que la transcription avancée des ordonnances Macron dans notre ministère.

Pour toutes ces raisons, nous appelons les personnels à la grève le 10 octobre prochain.