Intervention de la FNEC FP-FO lors de la réunion de concertation du 17 juillet 2017 sur la réforme de l’entrée en premier cycle

Madame la Ministre, vous avez souhaité nous réunir pour une concertation sur une réforme de l’entrée en premier cycle universitaire.

Avant d’aborder ce sujet, la FNEC FP-FO aimerait que vous vous exprimiez sur la situation pour cette rentrée universitaire à l’issue de la troisième phase d’APB. 87 000 candidats n’ont toujours pas de propositions dont plus de 9700 avec comme premier vœu une filière non sélective.

Cette interdiction de fait d’inscription à l’université à de jeunes titulaires du premier grade universitaire constituerait un déni de droit, et aurait de lourdes conséquences pour l’avenir de ces milliers de jeunes, qui aspirent à obtenir de vrais diplômes, puis un vrai travail.

Nous demandons au ministère et au gouvernement de prendre la mesure de la situation et d’assumer leurs responsabilités.

Concernant le projet de réforme de l’entrée en premier cycle, la FNEC FP-FO rappelle ses analyses. Le baccalauréat ne garantit plus le même niveau de connaissances qu’autrefois. La cause, les multiples réformes qui ont conduit à une réduction des programmes et des horaires consacrés aux savoirs fondamentaux. Dans les disciplines fondamentales, l’équivalent d’une à deux années d’enseignement a été supprimée en une vingtaine d’années.

Pour la FNEC FP-FO, la solution est d’abord dans la revalorisation du baccalauréat et donc le rétablissement de tous les enseignements supprimés dans les collèges et lycées avec les postes et moyens nécessaires.

La FNEC FP-FO défend le baccalauréat comme premier grade universitaire ouvrant droit à l’inscription à l’université.

Le tirage au sort doit disparaître et les moyens en postes, locaux et budgets de fonctionnement doivent être alloués aux universités pour accomplir l’ensemble de leurs missions, notamment l’accueil des bacheliers qui en font la demande.

Des moyens doivent également être alloués pour aider à l’orientation des bacheliers et à la réussite des étudiants.

Madame la Ministre, la FNEC FP-FO, avec la confédération Force Ouvrière, défend l’Ecole et l’Université laïque et Républicaine et leurs missions fondamentales, la création et la transmission des connaissances, ces connaissances attestées par des diplômes nationaux qui sont la base des qualifications des salariés sur le marché du travail.