La FNEC FP-FO, avec ses syndicats SupAutonome-FO et SNPREES-FO, a été reçue par Madame Frédérique Vidal, Ministre de l’ESRI

La FNEC FP-FO a été reçue, mercredi 21 juin 2017, par la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, accompagnée de son directeur de cabinet.

La Ministre a exposé son souhait de recueillir l’avis de l’ensemble des organisations syndicales. La FNEC FP-FO a tout d’abord rappelé son attachement au dialogue et fait part de son mécontentement des méthodes de concertation du précédent ministère qui l’a exclu à plusieurs reprises de négociations importantes (réforme des Master, protocole sur la titularisation des Personnels Ouvriers des CROUS).

La FNEC FP-FO a abordé trois dossiers urgents.

Elle a exposé son opposition, avec les plus de 10 000 pétitionnaires de l’ESR, au RIFSEEP. Elle a expliqué pourquoi elle contestait la validité de la consultation sur l’arrêté RIFSEEP des ITRF et ITA lors du CTMESR du 10 avril et qu’en conséquence elle ferait appel au tribunal administratif si l’arrêté était publié.

La Ministre, qui a écouté nos arguments, n’a pas défendu le RIFSEEP mais a expliqué que d’autres syndicats lui demandaient la publication de l’arrêté.

La FNEC FP-FO a expliqué pourquoi elle s’opposait à la sortie du cadre dérogatoire pour les personnels ouvriers des CROUS et au protocole signé le 4 mai qui attaque tous les acquis. Elle a déposé les 506 signatures sur la pétition revendiquant l’abandon du protocole et a expliqué qu’elle n’acceptait pas d’être écarté des discussions sur la sortie du cadre dérogatoire au prétexte qu’elle n’est pas signataire du protocole.

La Ministre a répondu en arguant que la majorité des syndicats des CROUS étaient pour le protocole, mais nous nous félicitons, pas contre, qu’elle ait assuré qu’il n’y aurait pas de négociations sans notre organisation sur ces questions.

Après avoir expliqué son opposition au suivi de carrière des enseignants-chercheurs et la situation actuelle d’inégalité de traitement, compte tenu du refus de la majorité des sections du CNU et des établissements de la vague C de le mettre en œuvre, la FNEC FP-FO a demandé l’abandon immédiat de la procédure.

La ministre n’a pas répondu explicitement à la question mais a reconnu l’échec actuel du suivi de carrière. Elle a indiqué en outre défendre la prise en compte des enseignements dans l’évaluation et la promotion des enseignants-chercheurs et souhaiter une discussion sur le sujet.

La FNEC FP-FO a fait part de l'inquiétude et de la démotivation de nombreux collègues et de ses préoccupations concernant les remises en causes des libertés universitaires, en particulier de la liberté de recherche. Elle a indiqué son attachement au statut national  et son inquiétude face à la multiplication dans les établissements des cas de non respect des textes réglementaires.

La FNEC FP-FO a exprimé l’attachement fort des universitaires au traitement paritaire, disciplinaire, scientifique et indépendant  de leur carrière à travers l’instance nationale  du CNU.

Elle a donné son point de vue sur la réussite en licence, la baisse du niveau des connaissances entraînée par la réduction des horaires d’enseignement et des exigences disciplinaires et la nécessité de revaloriser le baccalauréat pour conforter celui-ci comme premier grade universitaire. Le manque de moyens face à l’augmentation du nombre d’étudiants a été souligné par la FNEC FP-FO qui s’oppose à la circulaire APB permettant la généralisation des capacités d’accueil et du tirage au sort.

La FNEC FP-FO et ses syndicats SNPREES-FO et SupAutonome-FO, qui ont toujours demandé des négociations, prennent acte positivement de la volonté de dialogue de la Ministre.

Sans à priori, nous jugerons sur les actes. Cependant, de manière générale, les réponses de la Ministre ne répondent pas à nos inquiétudes, alors que nous sommes dans un contexte marqué par de nombreuses menaces de remise en cause, tant dans le public que dans le privé. La FNEC FP-FO et ses syndicats SNPREES-FO et SupAutonome-FO appellent ses syndicats, sections et militants à être vigilants et à réunir les adhérents et personnels pour préciser leurs revendications.

Montreuil, le 27 juin 2017