Suivi de carrière des enseignants-chercheurs : le ministère doit le suspendre et ne pas ouvrir l’application ALYA le 25 mars

Fin janvier 2017, les organisations (CGT FERC Sup - QSF - SNESUP FSU - SNPREES-FO - SUD Education – SupAutonome-FO) qui se sont exprimées [1] sur la procédure de "suivi de carrière" et sur l’atteinte qu’elle risque de porter aux libertés académiques ont appelé conjointement les sections du CNU à faire connaître aux collègues relevant de leur section la position qu’elles adopteraient face à la demande ministérielle de mise en œuvre du "suivi de carrière".

Les sections du CNU se sont entre-temps réunies et chacune a adopté sa position. Il en ressort que la majorité des sections sont opposées à la mise en œuvre de la procédure obligatoire de "suivi de carrière". Vingt sept d’entre elles ne la mettront pas en œuvre, deux n’examineront que les dossiers des volontaires et seulement vingt-trois d’entre elles étudieront les dossiers de « suivi de carrière ».

Les établissements n’auront donc de retour de cette procédure que pour une petite minorité des enseignants-chercheurs, ce qui constituerait, dans un contexte où la procédure reste obligatoire, une inégalité de traitement entre les universitaires.

Dans ces conditions, les organisations signataires demandent solennellement au ministère de renoncer à cette procédure et de ne pas ouvrir l’application ALYA le 25 mars prochain.