FO vote contre le budget 2017 de l’ES présenté au CNESER du 12 décembre 2016

Déclaration de Force Ouvrière

Depuis le vote de cette loi qui instituait les « responsabilités et compétences élargies » des établissements, les ministres successifs présentent au CNESER des budgets qui seraient en constante augmentation et se félicitent régulièrement de ces budgets. Il en est de même cette année.

Ces chiffres ne tiennent pas compte des annulations de crédits en cours d’année. Ils ne tiennent pas compte des charges supplémentaires imputées aux établissements par le système du budget global. Ils ne tiennent pas compte de la multiplication des gels de postes. Ils ne tiennent pas compte du financement de la mise en place des COMUE, par ailleurs destructrices des établissements existants.

Pour avoir une réelle discussion sur le budget, il serait nécessaire de dresser un état des lieux exact de la situation, et d’établir un chiffrage exact des besoins. Mais le ministre actuel, comme ses prédécesseurs, se retranche derrière l’autonomie des Universités pour ne pas le faire.

Il y a un décalage total entre les discours ministériels et la réalité de la situation des personnels, des étudiants, des formations et des établissements. C’est encore le cas pour le budget 2017 qui nous est présenté.

On pourrait multiplier les exemples de la situation :

  • Ainsi, au mépris des statuts de la Fonction Publique, un service administratif et pédagogique est passé de 5 agents titulaires, dont 1 fonctionnaire de catégorie B et 4 de catégorie C, à 2 agents, un fonctionnaire de catégorie C et un contractuel ; et ce n’est pas la mise en place d’une « conciergerie numérique », de « portails d’inscriptions » , qui peuvent suppléer le travail de fonctionnaires qualifiés
  • Les fusions de formations se multiplient, aboutissant à des augmentations d’effectifs en cours, TP, TD qui aboutissent à une dégradation des conditions d’enseignement pour les enseignants et d’études pour les étudiants,
  • Tout cela dans une situation d’augmentation importante du nombre d’étudiants.
  • Etc.

A défaut d’état des lieux précis, le ministère ne peut pas ignorer qu’un Président d’Université vient ainsi de déclarer publiquement « qu’aujourd’hui nous en arrivons l’os » !

Pour FO, nous constatons que le budget 2017, malgré les effets d’annonce, va encore aggraver la situation.

Nous réaffirmons nos revendications, et donnerons un avis négatif sur le budget qui nous est présenté.