Personnels BIATSS
SALAIRES, POUVOIR D’ACHAT, RETRAITES

Revalorisation du point d’indice

Force Ouvrière revendique la revalorisation du point d’indice, seul moyen de garantir réellement le maintien du pouvoir d’achat des actifs et des retraités. Les primes ne constituent que la part variable du salaire, elles sont attribuées de manière inégale (voire inégalitaire) et ne contribuent que de manière minime à la retraite. Mais nous continuons à  revendiquer  l’alignement du taux des primes sur la situation plus favorable des autres ministères. L’application des ces taux dans tous les établissements de l’enseignement supérieur ainsi que le maintien des primes spécifiques liées au statut.

Les entretiens d’évaluation

Force Ouvrière dénonce les entretiens d’évaluation qui instaurent une mise en concurrence permanente entre les personnels et des relations conflictuelles, et qui créent des situations inconfortables pour les agents, censés se justifier en permanence. Ce mode d’évaluation est en totale contradiction avec les règles de la fonction publique.

Les Commissions Paritaires d’Etablissement

Les instances locales ne préparent pas, mais filtrent et bloquent les propositions, de sorte que les CAPN ne fonctionnent plus que comme de simples chambres d’enregistrement : Lorsque nous proposons de corriger l’avis injuste d’une CPE en CAPN, les représentants du Ministère le refusent systématiquement, avec l’aval des syndicats qui y siègent majoritairement.

La rémunération au mérite

L’appréciation du mérite est très subjective : on peut toujours s’interroger sur le mérite de celui qui apprécie le mérite…
La rémunération au mérite est contraire aux intérêts des personnels : elle ne bénéficie qu’à une minorité d’agents, par réseaux d’intérêts, en démotivant le plus grand nombre.
Elle a pour conséquence  de faire croître la part variable du salaire au détriment de la part fixe garantie aux personnels par leur statut.

Les conséquences des recrutements bloqués ce sont des déroulements de carrières bloqués

Le nombre de postes mis au concours est dérisoire : celui mis aux concours internes limite les perspectives des agents en place, et celui, très limité, mis aux concours externes ne laisse aucun espoir aux jeunes diplômés et aux contractuels. Les concours sur dossiers, les recrutements locaux sans concours, les concours ITRF aux résultats connus d’avance se multiplient au détriment du seul mode de recrutement fidèle à l’esprit de l’égalité républicaine : le concours sur épreuves, sur listes de postes, passé dans l’anonymat et offrant une égalité d’accès aux emplois publics.
Force Ouvrière demande que l’administration prenne en compte l’arrivée des personnels de laboratoire dans les corps ITRF par l’augmentation de tous les contingents de promotion.
FO demande que les personnels AENES affectés dans les universités ne soient pas pénalisés dans leur avancement par leur affectation dans le supérieur.
Force Ouvrière demande la garantie d’un salaire décent, pour les personnels contractuels, calquée sur celui des corps du statut de la fonction publique. Fo demande leur titularisation sur place.
Force Ouvrière s’oppose au droit de veto des présidents pour tous les BIATSS.

Force Ouvrière revendique un vrai droit à mutation pour les personnels ITRF qui en sont privés  depuis la création de leurs corps.

Force Ouvrière s'oppose à toute augmentation des plages d'ouverture des bibliothèques sans création des postes statutaires nécessaires et s'oppose également au travail le dimanche.

Les lois LRU, Pécresse Fioraso et doivent être abrogées

Les personnels BIATSS ont été extrêmement précarisés par ces lois.
Fonctionnaires de l’Etat, nous devons faire valoir la protection que nous assurent le statut général des fonctionnaires, les statuts particuliers de nos corps.
FO se bat contre les regroupements des Universités et leurs conséquences : gels des postes, mobilités forcées, augmentation de la charge de travail.

Force Ouvrière défend les personnels et avec eux veut se donner les moyens d’agir pour renforcer la place du syndicalisme libre et indépendant afin d’obtenir l’ouverture de véritables négociations sur la base de nos revendications :

  • Augmentation immédiate de 8% de la valeur du point d’indice
    et l’attribution de 50 points d’indice pour tous.
  • Arrêt des évaluations et de leurs conséquences sur les personnels
  • Abrogation de la circulaire Gille, non-conforme à la réglementation
  • Non à toute remise en cause des droits à congés
  • Préservation et rétablissement des concours nationaux, des concours internes et des règles d’avancement à l’ancienneté, particulièrement chez les BIATSS avec le nombre de postes nécessaires.