FORCE OUVRIERE défend les IUT et les DUT

La Confédération, les Fédérations et Syndicats FORCE OUVRIERE rappellent leur attachement à tous les diplômes professionnels nationaux de l’enseignement supérieur, qui permettent d’acquérir une véritable qualification.

Parmi ces diplômes, les DUT et les établissements qui les délivrent, les IUT, sont menacés par les réformes en cours.

Les DUT, diplômes à bac. +2 reconnus dans les Conventions Collectives :

Les Programmes Pédagogiques Nationaux des DUT sont élaborés dans le cadre de la Commission Consultative Nationale des IUT (CCN) et des Commissions Pédagogiques Nationales (CPN) avec des représentants des organisations patronales nationales et des Confédérations de salariés, du Ministère, des enseignants.
C’est cette élaboration en commun des diplômes qui a permis, à la suite de négociations entre les interlocuteurs sociaux dans les branches professionnelles, la reconnaissance des DUT dans les Conventions Collectives Nationales.

Les Programmes ne peuvent plus être respectés :

La LRU (2007), condamnée par FORCE OUVRIERE, a supprimé les budgets spécifiques propres aux IUT (moyens de fonctionnement et effectifs). Faute de moyens, aujourd’hui, les IUT ne peuvent pas tous dispenser les enseignements prévus dans les Programmes.
De plus, les IUT sont confrontés à l’obligation qui leur est faite depuis 2013 d’accueillir des « quotas » de bacheliers technologiques au nom de « la réussite ». Sans aucun moyen pour l’organisation d’actions de soutien pourtant indispensables, les IUT ont l’obligation de diminuer encore le niveau d’exigence nécessaire à l’obtention du diplôme.
A cela s’ajoute l’impact des politiques d’austérité sur les IUT.
Au final, c’est la qualification que le diplôme est censé garantir qui est remise en cause.

Une « territorialisation » qui attaque le caractère national du diplôme :

La loi « Fioraso » du 22 juillet 2013 organise, par la fusion d’établissements et la mise en place des ComUE (Communauté d’Universités et d’Etablissements), une vaste restructuration destinée à territorialiser l’enseignement supérieur et la recherche.
Cette loi s’intègre à la réforme territoriale et à l’acte III de décentralisation en cours, condamnés par FORCE OUVRIERE, qui fragilise la République et notamment l’égalité de droit.
Déjà, apparaissent des propositions d’organisation d’IUT en « Collégiums régionaux », proposant la création de diplômes technologiques régionaux concurrents aux DUT. Leurs contenus seraient définis par des « micro-systèmes économiques locaux », à savoir les régions et le patronat local.
FORCE OUVRIERE condamne ces orientations qui aboutiraient à la destruction des DUT comme diplômes nationaux.

FORCE OUVRIERE réaffirme son attachement indéfectible au maintien et au développement des DUT et des IUT et s’oppose à la balkanisation des missions publiques et des diplômes qu’entraîne ce projet de « République des territoires ».