Modifications des grilles de Techniciens : Carrières au rabais, Retraites au rabais …

La revalorisation au 1er février 2014 des grilles de personnels de catégorie C a obligé au relèvement des 2 premiers échelons de la grille des Techniciens de classe normale de 7 points d’indice (32,41 € bruts) afin qu’ils ne soient pas en dessous du début de carrière de la grille des Adjoints Techniques. Cette mesure concerne tous les corps de catégorie B, les SAENES et les BAS sont donc également concernés.

Malgré cette « revalorisation », la carrière des Techniciens commence à moins de 40€ au-dessus du SMIC … On est loin d’un rattrapage pour tous les agents de la perte de salaire cumulée depuis 2000, estimée à 17%...

Dans le même décret, les durées moyennes des échelons 5, 6, 7 et 10 des deux premiers grades du B ont été modifiées.

Si la réduction de durée des échelons 5 à 7 de 3 ans à 2 ans permet une progression plus rapide pour les collègues, on ne peut que s’interroger sur l’allongement d’un an de la durée de l’échelon 10 des 2 premiers grades. En effet, même si le reclassement se fait avec 4/3 de l’ancienneté, ce sont 8 mois de plus qui vont être nécessaires pour passer au 11ème échelon !

Cette mesure est inadmissible pour Force Ouvrière.

Comme l’indique la FGF-FO, 1ere organisation syndicale dans la Fonction publique de l’Etat, pourquoi retarder la promotion des agents qui sont dans ces échelons ?
Et que dire de l’impact sur les agents attendant ce changement d’échelon pour faire valoir leurs droits à pension ?

Dans le contexte actuel de gel de la valeur du point d’indice, de l’augmentation des taux de cotisations retraite et d’aggravation des conditions de travail, les dispositions de ce décret sont perçues comme une attaque supplémentaire au déroulement de carrière des Techniciens.

Comment en est-on arrivé là ?

Pour le SNPREES-FO, il est important de rappeler que la situation aujourd’hui de la catégorie B était prévisible. Elle est, en effet, victime de mesures qui s’enchaînent.

C’est toute la grille et le point d’indice, communs à tous les agents, qu’il faut revaloriser à la hauteur des pertes de salaire que chacun a subies !

Comme l’avait prévu Force Ouvrière en son temps, loin d'être une réforme ambitieuse, le NES, pourtant présenté par certains syndicats comme une avancée, a immédiatement été rattrapé par le SMIC.

Comme l’avait prévu Force Ouvrière, les effets négatifs se font sentir aujourd’hui lorsque les collègues stagnent un an de plus dans un échelon pour un traitement indiciaire qui ne prend pas en compte le coût réel de la vie.

Les collègues en payent le prix aujourd’hui.

Aucune des mesures d’hier et d’aujourd’hui ne représentent des gains indiciaires permettant un réel rattrapage des pertes de salaires subies par les fonctionnaires depuis 2000, mais elles tournent toutes le dos à la revendication essentielle qui est la revalorisation générale du point d’indice !