NON à la "saignée" de l’emploi scientifique à l’INIST

Les personnels ne doivent pas être la variable d’ajustement de la politique d’austérité
Des personnels hautement qualifiés sont disponibles pour répondre
aux besoins spécifiques des chercheurs et ingénieurs de toutes les disciplines
Pour dynamiser l’IST, maintien à l’INIST de tous les personnels qui le souhaitent !
 

L’INSTITUT DE L’INFORMATION SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE (INIST) est une Unité Propre de Service (UPS 76) du CNRS basée à Nancy. En 2011, l’INIST-CNRS comptait 328 agents (dont 261 ITA CNRS, 20 ITA non CNRS et 32 non permanents) et INIST-DIFFUSION, filiale du CNRS de droit privé, employait 40 salariés. En mars 2014, l’INIST a 243 agents (dont 212 ITA CNRS, 1 ITA non CNRS et 29 non permanents) (Source : Labintel CNRS).

30% de personnels en moins en 3 ans, une saignée inacceptable !

Alors qu’en 2011, les personnels avec leurs syndicats (FO, CGT, FSU) avaient remporté une victoire contre la politique de RGPP qui voulait démanteler l'UPS INIST-CNRS, aujourd’hui l’INIST est mise en péril par ce vaste plan de restructuration qu’il faut bien appeler une saignée !

Lors de la rencontre syndicats-direction du 17 février, la direction du CNRS a déclaré: « Nous ne maintiendrons pas tous les personnels mais nous les accompagnerons jusqu’au bout. Mais il est sûr que tous les moyens humains actuels ne seront pas gardés, car les nouvelles missions numériques demandent moins de personnels. Nous veillerons à ce que tous retrouvent un poste, à l’INIST ou ailleurs en Lorraine ».

Face à la restructuration prévue pour fin avril, avec l’arrêt de plusieurs activités et l’annonce de nouvelles missions, FO a rappelé le malaise profond et le climat anxiogène, sources de nombreux arrêts maladie à l’INIST.

Attendre la fin avril, n’est-ce pas un moyen pour faire « lanterner » les personnels,
et les préparer à une mauvaise nouvelle supplémentaire ?

Pour FO, il est clair que les missions de l’INIST doivent être maintenues et développées, dans le cadre d’un service public national, stratégique pour les chercheurs et ingénieurs de toutes disciplines. Il est étonnant de constater que l’INIST n’a pas de Comité des utilisateurs, qui serait chargé de formaliser leurs besoins.

L’information Scientifique et Technique couvre des domaines non rentables (archives ouvertes, documents rares non édités, thèses … etc.) et pour lesquels la qualité et la pertinence de l’indexation sont primordiales. Bien plus que d’éventuelles erreurs de la direction de l’INIST, la politique de génération de ressources propres a trop longtemps handicapé les valeurs de libre accès à la science qui fondent l’existence du CNRS.

Les projets actuels et futurs ne manquent pas : plates-formes de services (ISTEX, PANIX, terminologie), assistance aux chercheurs (traduction, formation, numérisation, production numérique, métadonnées …) et développement d’outils permettant de garantir une indépendance vis-à-vis des plateformes éditeurs privés.

Face à ces enjeux, les compétences existent : elles ne doivent pas être dispersées. Ce qui serait difficile avec des effectifs stables devient impossible avec la réduction des effectifs : menaces sur les CDI, malaise profond, collègues poussés vers la sortie (notamment le SCTD, centre national de traitement des factures), etc.

Le SNPREES-FO défendra les personnels en demandant que tous les personnels se voient proposer un emploi correspondant à leurs compétences, au sein de l’INIST.

Montreuil, le 12 mars 2014