ENTRETIEN PROFESSIONNEL

Pression sur les personnels, remise en cause du congé de maternité.
Pour FO c’est inacceptable !

Le Ministre de l'Education Nationale et la Ministre de l’Enseignement Supérieur viennent de publier le 26 avril 2013 une circulaire d’application de l'arrêté du 18 mars 2013 concernant l'évaluation et en particulier l’entretien professionnel.

Le SNPREES rappelle qu’il a rejeté dès le début le décret Fonction publique du 28 juillet 2010 qui tend à valoriser la performance et la rentabilité au détriment de la qualité du service public.

Lors du CTMESR du 8 février, le SNPREES a maintenu cette position en votant contre le projet d’arrêté mettant en oeuvre ce décret dans l'Education Nationale et l'Enseignement Supérieur.

Cette circulaire, signée par la Directrice Générale des Ressources Humaines au nom des deux ministres, va encore plus loin que l’arrêté lui‐même.

Alors que l’arrêté précise que les agents « bénéficient » d’un entretien professionnel, entretien qui avait même été présenté comme un « moment privilégié voir convivial » entre l’agent et son supérieur hiérarchique, la circulaire explique que cet entretien est un droit mais que l’agent ne peut s’y soustraire sous peine de sanction disciplinaire. En effet il se placerait alors sur le terrain du manquement à l’obligation d’obéissance hiérarchique. Cette obligation sous peine de sanction, qui transforme ce soi-disant droit en un devoir, n'est pas indiqué dans l'arrêté ni le décret !

Cette pression sur les personnels est parfaitement inacceptable. De plus l'administration, par cette circulaire, n’hésite pas non plus à remettre en cause le droit à congé de maternité en expliquant aux chefs de services et responsables d’établissements qu’il faut utiliser toutes les formes possibles, même téléphoniques pour que l’entretien professionnel ait lieu sous réserve de l’accord des intéressées.

Nous contestons la régularité d'un tel procédé. Un agent en congé n'est pas à la disposition de son employeur.

Notre fédération, la FNEC FP-FO, s'est adressée à la Directrice Générale pour, tout en réaffirmant son opposition à l'évaluation sur objectifs et à l'arrêté le mettant en oeuvre, exiger le retrait immédiat de ces dispositions inacceptables de la circulaire du 26 avril 2013.

Pour combattre toutes ces attaques, rejoignez le syndicalisme libre et indépendant Force Ouvrière.